Notre Blog Actualités



Posté le 18 November 2011 - Rubrique Carnet

Le témoignage suivant a été réalisé par Odile Branchet et Véronique Deballon, responsables de la Bibliothèque Diocésaine, de la documentation catéchétique, et du service audiovisuel, mais également anciennes collaboratrices de Marie-Antoinette au service de catéchèse.


Ce texte a été lu lors de la cérémonie des obsèques de Marie-Antoinette, le jeudi 17 novembre en l'église Notre-Dame de Talant.





Nous voudrions vous livrer quelques souvenirs, liés à la première mission diocésaine de Marie- Antoinette.

Quand nous sommes arrivées au service de catéchèse, Marie-Antoinette était déjà en poste, et avait la responsabilité de la catéchèse primaire. Elle a été embauchée en 1992 par le Père Yves Frot, alors qu’elle était responsable de la catéchèse à la paroisse de Talant, elle n’avait pas le permis. Sa nouvelle fonction l’obligeant à se déplacer, elle fit preuve de ténacité et obtint son permis.

 Elle fut notre aînée dans ce service  jusqu’en 1999, date à laquelle elle a acceptée de servir à la commission de l’Art Sacré. Expérimentée, solide nous trouvions vers elle une oreille attentive, nous, toutes nouvelles. Toujours intéressée par nos questionnements, on sentait qu’elle se passionnait pour sa charge. Il y avait alors de nombreuses réunions nationales, régionales, diocésaines, qu’elle ne manquait jamais, toujours heureuse de se former. Comment  oublier tous les Km avalés, pour assurer les formations et l’accompagnement des catéchistes dans chaque doyenné. Elle aimait et savait travailler en équipe.

Forte de sa licence d’histoire de l’Art, elle aurait pu rester sur ses acquis lorsqu’elle a acceptée sa nouvelle mission à la commission d’Art Sacré. Mais elle a tenu à suivre, durant trois ans des cours à l’institut des Arts Sacrés de Paris. Elle avait un sens aigu de l’Eglise diocésaine et universelle.

Marie-Antoinette nous a toujours ‘’bluffé’’.  Face à la maladie elle a fait preuve d’une force et d’une sérénité remarquables. Elle restera pour nous un exemple de ténacité.

Véronique et Odile


 

Bookmark and Share
Aucun commentaire ...
Commenter
Veuillez remplir tout les champs ...


Posté le 18 November 2011 - Rubrique Carnet

 

Ci-joint en PDF le texte de l'homélie prononcée par le Chanoine Jean Darcy lors de la messe d'adieu à Mgr Maurice Gaidon, ce vendredi en la cathédrale Saint-Bénigne.

Afficher le PDF
Bookmark and Share
Aucun commentaire ...
Commenter
Veuillez remplir tout les champs ...


Posté le 15 November 2011 - Rubrique Carnet

Mgr Maurice GAIDON, évêque émérite de Cahors et ancien prêtre diocésain, est décédé hier à Dijon.


Une célébration à sa mémoire aura lieu vendredi à 9h15 à la cathédrale Saint-Bénigne. Ses obsèques seront célébrées lundi 21 novembre à la cathédrale de Cahors, où il sera ensuite conduit dans le caveau des évêques.


Agé de 83 ans, Mgr GAIDON a eu un parcours riche et diversifié.



Etudes


Lycées de Pontarlier ; de Vesoul et de Dijon ;
Faculté de lettres et grand séminaire de Dijon ;
Faculté de théologie de Lyon. 

Diplômes

Diplôme d'études supérieures de lettres ;
Licence de théologie ;
Premier prix de piano du Conservatoire de musique de Dijon.

Ministères

Préfet au petit séminaire de Flavigny (1957-1960) ;
Vicaire de la paroisse du Sacré-Cœur de Dijon (1960-1962) ;
Professeur de théologie fondamentale (1962) ;
Supérieur du grand séminaire de Dijon (1966-1973) ;
Evêque auxiliaire de Mgr Lallier ; archevêque de Besançon (1973-1974) ;
Recteur du pèlerinage de Paray-le-Monial (1975) ;
Evêque auxiliaire du diocèse d'Autun (1977-1987)  ;
Evêque du diocèse de Cahors (1987-2004).
Ancien consulteur au Conseil Pontifical de la culture
Ancien membre du Comité permanent pour les affaires économiques


Ci-joint l'avis de décès du vicaire général, le Père Eric Millot.

Afficher le PDF
Bookmark and Share
Commentaires (1)
Commenter
Veuillez remplir tout les champs ...
Hubert MOREAU
Le 17 November 2011 à 15H51
Fort ému du décès de Mgr Maurice Gaidon (17 janvier 1928 - 14 novembre 2011), pour qui j'avais estime et affection, je veux partager avec vous un texte que j'ai écrit il y a déjà quelques années. Le père Gaidon l'avait reçu et avait eu la bonté d'apprécier. C'était un père, un frère, un ami.

J'ai souvent revu Maurice Gaidon depuis son retour à Dijon : récital inoubliable dans son salon avec un ancien de Flav., repas en famille à Besançon où il est venu nous voir au printemps 2009, récital à 4 mains à la chapelle de la Visitation un mois avant son AVC, puis nombreuses visites de ma part boulevard Voltaire ou à l'hôpital à l'ami malade, souffrant et parfois désespéré, échanges téléphoniques, lettres régulières.

Il demandait des nouvelles de tous. S'abstenant de juger quiconque, même ceux qui avaient choisi une autre voie. Un homme de cœur, de sacré cœur, avec ou sans majuscule. Pas vraiment tendre en revanche pour les "grosses mitres" quand il les trouvait pleutres. Voir son livre...


Il a été d'une infinie délicatesse avec mon épouse et nos enfants ; ils n'en revenaient pas qu'un évêque puisse être aussi humain, affectueux et abordable.



Flavigny : Wer reitet so spät ?


Introduction au piano : ta-la-la-la-la-la-la, tam-tam
(bis) ! Et puis la voix de baryton de Dietrich Fischer-Dieskau sur les vers de Goethe : ré, ré dièse, ré, do, ré, ré, ré dièse, ré, do, ré … « Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ?
Es ist der Vater mit seinem Kind.
Er hat den Knaben wohl in dem Arm.
Er fasst ihn sicher, er hält ihn warm. »

« Qui chevauche si tard dans la nuit et le vent ? C’est le père avec son enfant. De son bras, il tient le bambin. Il le sert fort, en sécurité, au chaud. »

Paroles et musique, tout cinquième connaissait Erlkönig par cœur. Il faut dire que notre D. Fischer-Dieskau, notre baryton, nous l’avions devant nous à chacun de nos cours et que nous savions l’apprécier autant qu’il nous aimait. C’était notre prof d’allemand : l’élégant et brillant Maurice, Adolphe Gaidon, vingt-neuf ans, diplômé d’études supérieures germaniques, lauréat de la faculté de théologie de Lyon, premier prix de piano du conservatoire de musique de Dijon.

Pour nous récompenser quand nous avions bien appris nos déclinaisons « der gute, die gute, das gute » et la règle du pistolet pour positionner les finales de l’adjectif épithète décliné avec l’article défini, mais aussi pour nous changer les idées et nous reposer si nous n’avions pas été très bons, il s’installait au piano. Pour un mauvais prof, un élève qui ne sait pas est un paresseux ou un cancre ; pour un bon prof, l’élève qui a du mal est un élève fatigué, il convient donc de le détendre.

Pour son plaisir et le nôtre, Maurice Gaidon s’installait donc au
piano. Celui de la classe n’étant pas fameux, si nous en avions le
temps, nous avions droit à un petit supplément d’art. Traversant la
cour des petits et moyens, grimpant l’escalier de pierre baptisé
anacatabase du fait qu’il servait autant à monter qu’à descendre
(dois-je expliquer qu’en grec ana veut dire vers le haut et cata vers
le bas – chacun sait bien quelle dégringolade c’est que de vivre une
cata - ), luttant contre la bise dans le trou du souffleur (un passage en tunnel sous la chapelle et le bâtiment des profs), nous parvenions à la cour d’honneur de l’hôtel Coutier de Souhey et au piano du grand parloir. Et là c’était un récital, un régal, une série d’œuvres d’art,les grands morceaux du répertoire : Erlkönig, die Lorelei, l’air de Papageno de la Flûte enchantée de Mozart, Bach, Beethoven, Schumann, Schubert, Carmen. Mais pas que ça ! Parfois, emporté par l’élan de notre enthousiasme, notre éducateur, artiste, chanteur et pianiste se
lâchait complètement et ça donnait quelque comptine du style : «
Bébert qu’était vétérinaire, y soufflait dans le derrière des chevaux ». Cela se terminait par un énorme éclat de rire, une main ferme en coque sur l’arrondi de notre épaule et l’inévitable cri du cœur : « Ah, mes chers grands ! »

Culture, spectacle vivant, beautés partagées, enthousiasme contagieux pour l’art, éclaircies salutaires dans la grisaille et l’ennui de la pension. J’en connais peu qui s’en sont remis.

Quarante ans plus tard, j’ai revu Monseigneur Gaidon dans son évêché de Cahors. Faisant route vers le Pays Basque j’arrivais par surprise. L’accueil fut magnifique. Etait-il fatigué ? S’ennuyait-il un peu ? Vielleicht etwas Heimweh ? Un rien de nostalgie, de mal du pays peut-être ? Il parlait de retraite pour ses soixante quinze ans et de retour en Bourgogne. Dans son salon beaucoup de livres et un magnifique piano demi-queue. Il m’offrit un livre écrit par une amie russe, attachée d’ambassade. Je le priai de me donner aussi un récital. Pour la première et seule fois de ma vie sans doute, j’avais à ma disposition, pour deux heures, un concertiste de haute valeur. J’entendis des œuvres de toutes sortes. C’est peu de dire que c’était émouvant. C’était beau, tout simplement.


Posté le 14 November 2011 - Rubrique Carnet

Madame Marie-Antoinette Strohéker, laïque en mission ecclésiale, est décédée samedi soir à la clinique Drevon.


Ses obsèques seront célébrées le jeudi 17 novembre à 10h en l'église Notre-Dame de Talant.



"En ce brumeux dimanche de novembre, s’est abandonnée à l’Amour de Dieu Marie-Antoinette Strohéker, qui avait tenu à assumer, jusqu’à la limite de ses moyens, la mission de secrétaire de la Commission diocésaine d’art sacré, qui lui avait été confiée en 1999 par Mgr Coloni, puis confirmée par Mgr Minnerath. La veille de son ultime hospitalisation, elle en animait encore la réunion plénière trimestrielle…


Tout au long de sa vie, elle aura voulu pleinement faire fructifier les talents que lui avait confiés le Seigneur, n’hésitant pas à compléter sa formation chaque fois que cela lui apparaissait nécessaire, que ce soit pour prendre en charge elle-même ou accompagner dans tout le diocèse des équipes de catéchèse, ou, plus tard, pour entrainer avec enthousiasme et compétence les petits groupes réunis dans les églises autour d’elle pour établir les inventaires des objets du culte conservés dans les sacristies. Ou bien encore pour être en mesure de suivre sur place, avec élus, prêtres et paroissiens, l’aménagement intérieur d’une centaine d’églises, dans le respect de la constitution liturgique de 1963.

Un rythme de vie soutenu, enrichi de multiples rencontres, toujours chaleureuses et riches d’échanges, que la maladie, qui s’est sournoisement invitée dès 2001, n’a guère ralenti et que, avec l’assistance permanente de son mari, elle a toujours su harmoniser avec une dense vie familiale, faite de présence attentive auprès de ses proches, et tout particulièrement de ses enfants et petits enfants, dont l’affection et la joie de vivre lui ont, jusqu’au bout, donné la force d’accepter la souffrance."


Françoise Vignier



Ci-joint le faire-part de décès du vicaire général, le Père Eric Millot.


 

Afficher le PDF
Bookmark and Share
Aucun commentaire ...
Commenter
Veuillez remplir tout les champs ...