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Posté le 27 septembre 2017 - Rubrique Ordination

 

Mélanie Denoyelle, 32 ans, originaire de la Chaleur, près de Sombernon, a prononcé cet été ses premiers vœux dans la Compagnie des Filles de la Charité.

Mélanie (au centre sur la photo) travaille actuellement en tant qu’infirmière dans le nord de la France, où se trouve une autre communauté. Elle nous rappelle comment cette communauté vit ses engagements : « Les filles de la charité ne sont ni religieuses ni membres d'un institut séculier. Mais la Compagnie est une société de vie apostolique, ce qui renvoie notamment aux disciples rassemblés autour de Jésus, envoyés en mission.

Le don total des filles de la Charité, ne se confond pas avec les vœux. A l'entrée à la maison de formation, nous sommes admises dans la Compagnie et devenons donc filles de la Charité. Après un temps de cheminement suffisamment long, entre 5 et 7 ans, on confirme ce don total au Seigneur par l'émission des vœux.

Pour demeurer dans la Compagnie, il est demandé de renouveler les vœux chaque année. Cette spécificité du renouvellement annuel des vœux vient du fait qu'à l'époque de la fondation de la Compagnie les congrégations féminines étaient cloitrées ; pour que nous puissions aller et venir au service des pauvres, comme le voulait saint Vincent, l'émission de ces vœux de manière annuelle nous permettait de ne pas être soumises à la clôture.

La première émission des vœux a lieu à voix haute au cours de l'Eucharistie dans un contexte privé. Les rénovations suivantes se font également au cours de la messe tous les 25 mars mais à voix basse. »

Rappelons que près de Montbard, à Fain-les-Moutiers, une communauté de la Compagnie des Filles de la Charité est présente et compte une demi-douzaine de membres.

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Posté le 16 aot 2016 - Rubrique Ordination

C’est le samedi 13 août 2016, dans son village de Pudukottai (dans le Tamil Nadu en Inde) que Deo THOMAS a été ordonné prêtre par Mgr Yvon AMBROISE, évêque de Tuticorin. Pour cette grande et belle célébration, Deo était entouré de tous les siens mais aussi du père Jérôme Richon, du diocèse de Dijon, ainsi que Diyas Maria Dasan, vicaire à Chenôve, qui est également prêtre du diocèse de Tuticorin. A cette célébration, participait également la famille Daneels, famille d’accueil de Deo à Orléans, qui nous a envoyé ces photographies.

Depuis, l’Inde, le P. Richon nous partage ici ses premières impressions :

« La célébration a réuni les prêtres du diocèse de Tuticourin et plusieurs milliers de personnes

La messe a eu lieu à l’extérieur, toute l’assemblée est en fête ; les femmes particulièrement sont revêtues du sari de toutes les couleurs.

Quelques rites indiens pour l’ordination nous ont particulièrement marqués : en début de célébration, les parents de Deo viennent offrir leur fils à l’évêque après l’avoir béni ; à la fin de la célébration Deo, le nouveau prêtre, bénit son évêque et l’assemblée ; Les prêtres du diocèse et quelques prêtres sont remerciés avec un châle.

La célébration se termine par une bénédiction individuelle de toutes les personnes présentes. Puis tout le monde est convié pour un grand repas. Le père Déo a célébré sa première messe le dimanche 14 août ainsi que des baptêmes.

Nous avons été particulièrement bien accueillis : tout d’abord par l’évêque qui s’est adressé à nous en français, puis par les paroissiens heureux de pouvoir prendre un « selfie » avec leurs nouveaux amis français. Ce fut un bonheur partagé.

Nous rendons grâce à Dieu pour cette immense joie. Joie manifestée par tous ces sourires que nous avons eu la chance de croiser. »

 

Le P. Deo THOMAS reviendra en Côte d’Or dès les premiers jours de septembre où il sera vicaire de la paroisse de Beaune.

 

Photos : © Daneels

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Posté le 04 novembre 2015 - Rubrique Ordination

La fête de Toussaint offrait un cadre liturgique solennel à l’ordination diaconale de Claude Compagnone, à la veillée du 31 octobre dernier, dans l’église Saint-Joseph de Dijon.

Son engagement fut ainsi accueilli et béni par Mgr Minnerath dans la joie de toute la communauté rassemblée : famille, amis, paroissiens, prêtres et diacres, mais aussi dans la communion de tous les saints, invoqués dans la longue litanie prévue par le rituel.

L’évangile des Béatitudes, et notamment l’appel de la première, « avoir un cœur de pauvre », s’adressait tout particulièrement, comme l’a souligné l’homélie de l’archevêque, à un nouveau diacre, envoyé comme témoin de la présence du Christ parmi les hommes. Ce sera justement la mission de service du nouveau diacre, et particulièrement au sein de l’ Equipe d'Animation Paroissiale (EAP) qui vient d’entrer en fonction.

Claude et Isabelle, qui fêtaient aussi leurs vingt-cinq ans de mariage, ont accepté, avec l’appel au diaconat, une nouvelle étape de vie, encore plus généreuse et ouverte à tous. La belle icône offerte par leurs amis diacres et leurs épouses, les aidera à vivre dans la prière la fidélité à cet engagement radical : pour la plus grande gloire de Dieu et la joie de toute l’Eglise, visible et invisible.

 

                                                              Maguy Minonzio 

Photos
© Maguy Minonzio

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Posté le 29 octobre 2015 - Rubrique Ordination

C’est ce samedi 31 octobre que monsieur Claude Compagnone sera ordonné diacre permanent pour le diocèse de Dijon. La messe sera présidée par Mgr Minnerath, à 18h en l’église Saint-Joseph de Dijon.

Présentation de l’ordinand.

Claude, pourriez-vous vous présenter ?

Je suis marié avec Isabelle et nous avons quatre enfants. Ces derniers, âgés de 18 à 24 ans, poursuivent leurs études dans l’enseignement supérieur à Paris, Rennes, Lyon et Clermont-Ferrand. Mon épouse, Isabelle, travaille au Conseil Régional de Bourgogne. Professeur de sociologie dans l’enseignement supérieur agronomique, j’enseigne la sociologie des organisations, de l’entreprise, de l’innovation et du conseil en agriculture au sein d’AgroSup Dijon. Mes recherches portent sur le changement en agriculture pour la mise en œuvre de pratiques respectueuses de l’environnement et sur le conseil agricole.

Qu'est-ce qui vous a conduit à la préparation du diaconat ?

La question du diaconat était très flottante dans mon esprit avant d’être appelé. Je trouvais très beau que des hommes mariés et en activité puissent s’engager dans l’Église, qu’ils puissent être témoins de la présence au monde de l’Église, dans leurs lieux de vie ordinaires, familiaux et professionnels, et qu’ils puissent porter les soucis de ce monde dans l’Église. La dimension du service me touchait particulièrement. J’ai toujours été investi, comme Isabelle mon épouse, dans des activités, pas seulement d’Église, mais des activités de « travail spirituel », que ce soit à travers l’encadrement du  scoutisme ou de groupes d’aumônerie, la participation à des groupes de prière et de partage, un engagement auprès du quart-monde, une présence dans des lieux d’Église franciscains ou ignaciens. Quand j’ai été appelé, ces questions flottantes vis-à-vis du diaconat se sont cristallisées et nous en avons discuté avec Isabelle et les enfants. C’est une période où nous sentions avec Isabelle la nécessité de nous engager plus fortement dans l’expression de notre foi en Jésus Christ.  S’il a fallu découvrir un peu mieux ce que pouvait être cet engagement, nous nous sommes laissés conduire sur ce chemin.

Comment s'est passée cette préparation au diaconat ? Quelles en ont été les étapes ?

La préparation au diaconat a pris différentes formes. Il y a tout d’abord eu le temps indispensable du discernement. Pendant une année, j’ai rencontré à différentes reprises, le père Bernard Card, alors responsable diocésain du diaconat, et Gaby Roy, diacre en charge, avec son épouse Marie-Hélène, de la formation des candidats au diaconat. Ce temps m’a permis de voir ce que pouvait être un diacre et ce qui était attendu de lui. Ensuite, durant une autre année se sont déroulées  des rencontres entre Marie-Hélène et Gaby et Isabelle et moi-même. Les questions du diaconat dans la famille et de la place de la femme dont l’époux est diacre ont pu, plus particulièrement, être abordées.

Puis la formation théologique a commencé pour une durée de quatre ans au rythme de trois week-ends et d’une semaine de formation complète par an. Cette formation  de bonne qualité se déroule au niveau provincial. Nous nous retrouvions avec des candidats au diaconat et leurs épouses des quatre diocèses de la région Bourgogne. Des amitiés se sont ainsi liées. Mais des peines ont pu aussi être vécues avec le départ de quatre des huit couples que nous étions. Tout au long du parcours le candidat et l’Église restent libres d’arrêter la démarche.

Pour aider à la réflexion, à la fin de la deuxième année de formation, une équipe d’accompagnement a été constituée. Elle était composée de collègues de travail, d’amis de la paroisse ou de groupes auxquels je participe. Des réunions se sont tenues à notre domicile au rythme de quatre par an pour partager sur ce que pouvait être la place et le rôle non seulement du diacre mais aussi de son épouse, en famille, au travail et en Église. Et puis, il y a eu les étapes de l’acolytat et du lectorat, tout d’abord, et de l’admission, ensuite, au cours de célébrations présidées par Mgr Minnerath. Ces étapes m’ont, pas à pas, affermi chaque fois un peu plus dans ma démarche. Le soutien constant de la communauté paroissiale de Saint-Joseph a été d’une grande importance, en particulier celui du père Dominique Nicolas, de Francis Roy, diacre permanent, et de son épouse Françoise.

Comment imaginez-vous votre service de diacre ? Avez-vous des projets ? Des souhaits ?

J’imagine mon service de diacre de différentes façons. Tout d’abord en famille, par l’attention toujours plus aimante que je peux apporter à mes proches. Ensuite sur mon lieu de travail, par le souci de l’autre dont je peux témoigner, en particulier vis-à-vis de ceux en plus mauvaise position pour pouvoir se défendre, par une disponibilité à l’écoute de l’autre et par la défense d’une certaine éthique. Enfin en Église, sous différentes formes : par un engagement auprès des plus pauvres, comme dans notre groupe de prière et de partage, Pierre d’Angle, de la paroisse Saint-Joseph ;  par des démarches pour que nous puissions découvrir dans nos paroisses pleinement les richesses de l’encyclique « Loué sois-tu » du Pape François ; et bien sûr, l’implication liturgique dans la paroisse par ma participation aux célébrations.

Pouvez-vous nous citer un texte biblique qui vous touche particulièrement et nous dire pourquoi ?

Un texte qui m’a particulièrement touché est celui de l’évangile de saint Jean sur la vigne véritable (Jn 15, 1-17). Je suis fasciné par le style de saint Jean fait de flux et de reflux, style qui nous façonne de manière imperceptible comme le ressac des vagues sur le rivage. Il y est dit le fondement de la foi et du fond d’humanité de l’homme : l’homme est un être de relations et il produit du fruit dans sa relation à Dieu. Et le Dieu dont il s’agit est bien un Dieu d’amour qui nous invite à nous unir à sa divinité en étant nous-mêmes des êtres d’amour. Mystère dont je ne reviens toujours pas !

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